Accusés de laisser-faire devant la multiplication des arnaques financières en ligne, les réseaux sociaux dans le viseur de 30 associations de consommateurs dont Que-Choisir

Accusés de laisser-faire devant la multiplication des arnaques financières en ligne, les réseaux sociaux dans le viseur de 30 associations de consommateurs

Ces organismes de défense, regroupant 13 pays européens, fustigent ces plateformes virtuelles qui doivent pourtant réguler elles-mêmes les contenus publiés sur leurs sites. Une enquête publiée jeudi dévoile un préjudice d’au moins 4,2 milliards d’euros en 2024 de ces victimes d’escroquerie.

Les réseaux sociaux ont la responsabilité théorique de lutter contre les publicités frauduleuses, mais cette obligation est souvent mise en cause. Des associations de consommateurs, dont Que Choisir Ensemble (ex UFC-Que choisir), ont saisi l’Arcom en France et la Commission européenne.

Le Bureau européen des unions de consommateurs a publié une enquête le 21 mai 2026, soulignant que les internautes ont perdu près de 600 euros en moyenne à cause d’annonces trompeuses sur des plateformes telles que Facebook. Parmi les types d’escroqueries figurent des promesses de prêts bancaires rapides et des placements à rendement irréaliste, y compris dans les cryptomonnaies. Ces associations ont recensé près de 900 publicités suspectes qui génèrent des profits pour ces plateformes.

De nombreux signalements ont été effectués sur Facebook, TikTok, Google et Instagram. En réponse, les modérateurs ont supprimé près de la moitié des publicités signalées. Cependant, 170 signalements restent sans réponse, et un tiers des demandes ont été rejetées, rendant difficile la mise en place de sanctions.

Ces associations accusent Meta, TikTok et Google de fournir des informations incomplètes sur les annonceurs, enfreignant ainsi leurs obligations. Depuis 2023, un règlement européen impose à ces réseaux sociaux de traiter rapidement les signalements de contenus illicites, une exigence souvent critiquée en raison de leur absence de régulation.

Source : Bureau européen des unions de consommateurs

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