Coupe du Monde 2026 : en Équateur, le football comme parenthèse dans un pays plombé par le crime organisé
Des maillots jaunes dans toutes les vitrines, des débats passionnés autour des compositions d’équipe, et un pays tout entier tourné vers la Coupe du monde. Pendant quelques semaines, l’Équateur va vivre au rythme de la « Tri », le surnom de sa sélection nationale.
Le pays, qui traverse une période difficile marquée par une montée du crime organisé et une instabilité sociale, trouve dans le football une forme d’évasion. Les stades, souvent remplis de supporters, deviennent des lieux de rassemblement où l’espoir et la solidarité se mêlent.
Selon les statistiques officielles, le taux d’homicides en Équateur a atteint 25,4 pour 100 000 habitants en 2022, un chiffre alarmant qui place le pays parmi les plus violents d’Amérique latine. Malgré ce contexte, la passion pour le football unit les Équatoriens, qui espèrent que leur équipe nationale pourra réaliser un parcours mémorable lors de ce tournoi mondial.
Cet engouement pour le football pourrait également servir à détourner l’attention des problèmes sociaux et économiques auxquels le pays est confronté. Les matchs de la Coupe du monde offrent une occasion de célébration et d’unité, permettant aux citoyens de s’éloigner, ne serait-ce qu’un instant, des réalités du quotidien.
En somme, la Coupe du monde 2026 représente pour l’Équateur une parenthèse joyeuse dans un climat tendu, un moment où le football devient un symbole d’espoir et de résilience.
Source : La Croix
