Reprogrammation des interventions chirurgicales : un enjeu de sécurité patient
La Haute Autorité de Santé (HAS) met en lumière les risques associés à la reprogrammation des interventions chirurgicales. Environ 10 % des opérations prévues au bloc opératoire sont annulées et doivent être reprogrammées, ce qui peut entraîner des événements indésirables associés aux soins (EIAS). Ces incidents incluent la dégradation de l’état clinique du patient, l’absence de matériel le jour de l’intervention, ou une préparation préopératoire insuffisante.
Pour prévenir ces risques, la HAS recommande plusieurs mes. Il est essentiel de sensibiliser les professionnels de santé aux dangers liés à la reprogrammation, d’améliorer la gestion des plannings au bloc opératoire, et d’utiliser des outils informatiques pour suivre efficacement les patients concernés. De plus, l’application d’une check-list spécifique pour les reprogrammations est conseillée, afin de garantir que toutes les étapes critiques soient respectées, notamment l’information des acteurs impliqués et la vérification des dispositifs médicaux avant l’intervention.
La HAS rappelle également qu’un document intitulé « Reprogrammation au bloc opératoire. Une pratique à ne pas banaliser » a été publié début 2025, fournissant des outils pour minimiser les risques liés à ces reprogrammations.
Source : Haute Autorité de Santé
