L’IA fait-elle un bon psy : qu’en disent les professionnels de la santé mentale ?
Dans le 1er arrondissement de Paris, un atelier intitulé « Ton psy, il s’appelle GPT ? » a suscité des réflexions sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la santé mentale. Animé par David Dauver, infirmier au Centre d’évaluation pour les jeunes adultes et les adolescents (C’JAAD), et Emma Poignard, chargée de mission à MindLink, cet atelier a rassemblé une vingtaine de jeunes, qui ont partagé leurs expériences avec l’IA.
Les animateurs ont commencé par définir l’IA comme un programme capable d’analyser des données et de produire des résultats imitant des capacités humaines. Les participants ont exprimé des usages variés de l’IA, allant de la traduction à la recherche académique. Certains jeunes ont également mentionné des interactions plus personnelles, comme l’analyse de rêves ou l’utilisation de l’IA pour se calmer en période de stress.
Malgré l’engouement pour ces outils, des questions subsistent quant à leur efficacité et leur pertinence en tant que substituts à la thérapie humaine. Les professionnels de la santé mentale soulignent que, bien que l’IA puisse offrir un espace d’expression, elle ne peut remplacer l’empathie et la compréhension humaine essentielles dans le processus thérapeutique.
L’IA est désormais intégrée dans divers aspects de la vie quotidienne, mais son rôle dans la santé mentale reste encore à définir. Les jeunes participants à l’atelier semblent conscients de cette nuance, reconnaissant que l’IA peut aider à reformuler des émotions, mais ne doit pas être considérée comme un substitut à un professionnel de santé.
Aucune statistique officielle récente n’a été ajoutée, car aucune donnée pertinente n’a été trouvée.
Source : Atelier « Ton psy, il s’appelle GPT ? », Quartier Jeunes, Paris.
