Plus de 10 000 personnes réunies pour la Marche des fiertés, entre joie et combat permanent : « Ici on célèbre la liberté »
La 33ème édition de la Marche des fiertés s’est élancée dans les rues de Montpellier ce samedi 20 juin 2026. Dans la foule, Alice Nkom, avocate, figure internationale de la lutte pour la dépénalisation de l’homosexualité, a attiré l’attention, tout comme des milliers d’anonymes rassemblés pour la défense des droits des personnes LGBTQIA.
Le cortège s’est élancé vers 16 h 30 depuis l’esplanade du Peyrou, animé par un DJ prêt à faire danser les milliers de participants. Cette pride a été l’occasion de célébrer mais aussi de lutter pour les droits des personnes LGBTQIA. Alice Nkom, surnommée la « maman des homosexuels », a défilé à 81 ans, continuant d’appeler à la dépénalisation mondiale de l’homosexualité.
Face à la foule, elle affichait un large sourire, fière d’être l’une des représentantes de cette pride 2026. En effet, selon l’observatoire des inégalités, l’homosexualité est encore punie par la loi dans 64 pays, dont le Cameroun, pays d’origine d’Alice Nkom. Sa présence à la marche est un symbole fort qu’elle souhaite partager dans les pays où l’homosexualité est réprimée : « En m’associant à cette pride, j’ai ainsi des preuves. Dans les pays où l’homosexualité est un crime, ils verront qu’avoir dépénalisé l’homosexualité n’a rien enlevé à cette ville, bien au contraire. Ici on célèbre la liberté. »
Dans la foule, des dizaines de milliers de participants, venus célébrer et se rassembler pour leurs droits, exprimaient leurs besoins de visibilité. « On a besoin de plus de voix pour se faire entendre », a déclaré Eliott, un participant. Montpellier se veut une ville inclusive, et pour la première fois, la police municipale était représentée avec son dispositif « déposons plainte en cas d’agression ».
Pour certains participants, comme Béatrice, l’écoute est essentielle pour lutter contre l’homophobie : « Il ne faut pas rester seul, il faut être entouré. Il faut déposer plainte et être écouté, orienté, car la période la plus dure c’est d’être seul face à tout cela. »
Dans la ville qui a célébré le premier mariage gay de France, les minorités continuent de se battre pour leurs droits. La musique, elle, retentira toute la soirée.
Source : France 3 Régions.
