Le temps social : une étude des représentations collectives
Entre le temps mesurable de la physique et la perception subjective du temps, se trouve un concept essentiel : le temps « social ». Ce dernier représente un ensemble de représentations collectives qui influencent la manière dont les individus perçoivent et vivent le temps. L’ouvrage dirigé par Thomas Hirsch, intitulé Le temps des sociétés. D’Émile Durkheim à Marc Bloch (EHESS éd.), explore cette notion, qui a été formulée pour la première fois au début du XXe siècle.
L’ouvrage retrace l’évolution de cette idée, jalonnant les projets fondateurs des sciences sociales en France entre 1901 et 1945. Les recherches s’étendent de l’étude des Aruntas d’Australie à celle de la société féodale occidentale, en passant par la Chine ancienne et l’Empire aztèque. Elles mettent en lumière comment les expériences sociales du temps peuvent éclairer le développement des sciences sociales. En effet, attribuer un temps aux sociétés équivaut à considérer le social comme un mode d’explication des comportements humains et de l’histoire.
Cette enquête aborde également des figures marquantes telles qu’Émile Durkheim, Marcel Mauss, et Marc Bloch, en renouvelant le regard porté sur leurs contributions.
L’importance de cette étude réside dans sa capacité à interroger les fondements mêmes des sciences sociales et à enrichir notre compréhension des dynamiques temporelles au sein des sociétés.
Source : Fabula
