Placé en redressement judiciaire, le verrier Arc fait face à des défis majeurs
Le verrier Arc France a été placé en redressement judiciaire le 7 janvier 2026, une décision validée par le tribunal de commerce de Lille. Cette démarche a été initiée par la direction de l’entreprise, qui a évoqué une « dégradation sévère et constante de son environnement de marché ». Ce redressement judiciaire est perçu comme le seul cadre légal permettant à l’entreprise de s’adapter à des conditions de marché en forte mutation.
Basée à Arques, près de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais, Arc International est le plus grand site de production verrière mondial pour les arts de la table, employant environ 3 900 personnes en France et 5 700 au total à l’international, y compris des usines aux États-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis.
Le marché des arts de la table a connu une contraction significative, avec une baisse de 15 à 20 % en 2025. La société peine à se remettre des effets des années Covid et de la guerre en Ukraine, qui a provoqué une flambée des coûts énergétiques. Pour sa production, la cristallerie consomme autant de gaz que la ville de Lille, et la guerre a également impacté l’activité, un de ses fours étant dédié aux marchés russe et ukrainien. La concurrence chinoise, qui propose des produits à des prix inférieurs, ajoute une pression supplémentaire sur l’entreprise.
Malgré des aides substantielles de l’État, dépassant 200 millions d’euros depuis 2015, la situation reste critique. Le gouvernement a indiqué qu’il ne serait pas question de nationaliser l’entreprise. Le seul espoir réside désormais dans un repreneur privé. Timothée Durand, petit-fils du fondateur emblématique Jacques Durand, est pressenti pour reprendre les rênes de l’entreprise et doit rencontrer le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, pour discuter de son projet.
Source : Franceinfo
