Prévisions de croissance en Russie : une révision à la baisse à 0,4% pour 2026
La Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé son taux directeur à 14,25% ce vendredi, une diminution de 0,25 point. Cette décision intervient dans un contexte économique difficile, marqué par un ralentissement des indicateurs économiques. Initialement, la croissance du PIB russe était prévue à 1,3% pour cette année, mais elle ne devrait finalement pas dépasser 0,4%.
Dans un communiqué, la BCR a déclaré que « la croissance économique se poursuit à un rythme modéré après un ralentissement temporaire en début d’année ». Cependant, les analystes s’attendaient à une baisse plus marquée, ce qui souligne la fragilité de la situation économique. La Russie, plus de quatre ans après le début de son offensive contre l’Ukraine, fait face à des sanctions occidentales, une inflation élevée, des coûts d’emprunt élevés et des pénuries de main-d’œuvre.
Une contraction économique au premier trimestre
L’économie russe a enregistré une contraction de 0,2% au premier trimestre 2026, marquant son premier recul trimestriel depuis trois ans. Les prévisions de croissance pour 2026 ont donc été révisées à la baisse, passant de 1,3% à 0,4%. En 2025, la croissance avait déjà chuté à 1%, contre 4,3% en 2024.
Le déficit budgétaire continue de se creuser, atteignant près de 80 milliards de dollars pour la première moitié de 2026, dépassant de 60% les prévisions initiales pour l’année entière. La BCR a noté qu’une augmentation du taux directeur pourrait être nécessaire en raison des contraintes budgétaires à venir.
Impact sur les ménages et discours politique
Pour compenser le déficit, le gouvernement russe a décidé d’augmenter la TVA de deux points de pourcentage dès cette année. Malgré ces difficultés, le président Vladimir Poutine a minimisé la gravité de la situation lors d’un discours au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, affirmant que « la dynamique économique est actuellement modérée ». Il a également souligné que la Russie continue de renforcer sa souveraineté en élargissant son cercle de partenaires.
Les tensions persistent, notamment avec l’Ukraine, qui intensifie ses frappes sur les infrastructures russes, visant à réduire les revenus générés par les exportations.
Source : BCR, BFMTV
