Date de publication sur le site SFMU : 21 septembre 2025
Les autorités sanitaires nationales ont signalé plusieurs cas de botulisme depuis le début du mois de septembre 2025. Cette situation a conduit à des alertes sanitaires concernant ce type d’intoxication alimentaire.
Le botulisme est causé par une neurotoxine produite par la bactérie Clostridium botulinum, entraînant des atteintes neurologiques. Les trois formes principales de botulisme incluent le botulisme d’origine alimentaire, qui représente 79,5 % des cas déclarés entre 2018 et 2024, ainsi que le botulisme infantile et le botulisme iatrogène, lié à des injections de toxine botulique pour des raisons médicales ou esthétiques.
Le temps d’incubation du botulisme alimentaire peut varier de quelques heures à quelques jours. Les symptômes incluent des signes digestifs tels que douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhée, ainsi que des atteintes oculaires et des symptômes neurologiques. En général, il n’y a pas de fièvre. Le traitement est principalement symptomatique et peut nécessiter des soins respiratoires intensifs dans les cas sévères.
Le botulisme est une maladie à déclaration obligatoire. Tout diagnostic clinique, même sans confirmation biologique, doit être signalé immédiatement aux agences régionales de santé pour permettre la mise en place de mes de contrôle.
Une vigilance particulière est requise suite à un cas évocateur de botulisme lié à la consommation d’ail confit conditionné sous vide, acheté sur des marchés en Occitanie au début de septembre. Des enquêtes ont révélé des écarts dans les pratiques de stérilisation d’un producteur, Letapenadier, notamment la mise sous vide d’ail confit à température ambiante. Une fiche de retrait a été émise le 19 septembre 2025, concernant des produits vendus dans plusieurs communes des départements de l’Hérault, du Gard et de l’Aude.
Des analyses sont en cours pour confirmer la présence de toxine botulique dans les prélèvements biologiques et alimentaires. Étant donné la diffusion potentielle de ces produits pendant la saison touristique, d’autres cas pourraient survenir dans les jours et semaines à venir.
Source : Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU)
