Se mobiliser tous dans la lutte contre un fléau de société
La Présidente de l’Assemblée nationale a saisi le Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour examiner une proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Cette initiative vise à répondre à un problème sociétal alarmant, souvent caché derrière des chiffres tragiques.
Chaque année, selon la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE), 160 000 enfants subissent des violences sexuelles en France. De plus, l’Observatoire national des violences faites aux femmes a rapporté que 97 femmes ont été tuées par leur (ex) conjoint en 2024. Ces statistiques soulignent l’urgence d’une action collective.
La loi intégrale proposée inclut des mes touchant à divers domaines tels que la justice, la police, la santé, l’éducation et le numérique. Elle s’inscrit dans une démarche de co-construction avec la société civile, visant à mobiliser plusieurs secteurs publics pour agir ensemble.
Le CESE a pour mission d’analyser les conditions de succès des mes proposées et d’évaluer leurs effets indirects. Ce travail s’appuie sur l’expérience d’organisations engagées dans la défense des droits des femmes et des enfants. Claire Thoury, présidente du CESE, a souligné l’importance de l’efficacité des lois, en particulier dans la protection des femmes et des enfants. Elle a insisté sur la nécessité d’un arsenal législatif robuste pour éviter les défaillances.
Le texte sera co-rapporté par Manon Rousselot-Pailley et Pierre-Alain Sarthou, respectivement présidents des délégations aux droits des femmes et des enfants. Ils travailleront en collaboration avec plusieurs commissions, notamment celles sur le travail et les affaires sociales.
Agir à tous les niveaux sur tous les territoires
Le CESE a identifié que la prévalence des violences est particulièrement aiguë dans les Outre-mer. Des mes doivent être prises à tous les niveaux, en développant des programmes tels que l’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle (EVARS) et en protégeant les enfants vulnérables.
Cette proposition de loi représente un pas vers une mobilisation collective contre un fléau qui touche notre société dans son ensemble.
Source : CESE, CIIVISE, Observatoire national des violences faites aux femmes.
