Négociations Etats-Unis - Iran en Suisse : ce report de dernière minute qui pose question – L'Express

Négociations États-Unis – Iran en Suisse : Un report de dernière minute qui suscite des interrogations

A peine l’accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient signé par l’Iran et les États-Unis, des doutes émergent quant à la pérennité de la paix. Ce vendredi 19 juin, les pourparlers prévus entre Téhéran et Washington à Burgenstock, en Suisse, ont été annulés à la dernière minute. La question du nucléaire iranien, sujet particulièrement sensible, devait y être abordée.

« Les discussions prévues entre les États-Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires se poursuivent », a déclaré le ministère suisse des Affaires étrangères dans un communiqué. Actuellement, aucune nouvelle date pour le début de ces pourparlers, qui devaient durer 60 jours, n’a été fixée.

Des responsables de la Maison-Blanche déjà sur place

Peu avant l’annonce de l’annulation, la Maison-Blanche avait fait savoir que le vice-président américain et architecte de l’accord, J. D. Vance, ne se rendrait finalement pas en Suisse. Un porte-parole a précisé que « les plans pour les discussions techniques n’ont pas été finalisés », ajoutant que la logistique pour ces négociations avait toujours été complexe.

L’annulation des pourparlers a été si soudaine que tous les participants n’auraient pas été avertis à temps. Selon le Guardian, des membres de l’équipe de J.D. Vance et un groupe de journalistes attendaient déjà à la base militaire d’Andrews, près de Washington.

Les hostilités entre Israël et le Hezbollah en cause ?

Selon l’agence de presse d’État iranienne, Fars, l’annulation pourrait être liée à la campagne militaire menée par Tsahal au Liban, qui menace la paix. Une source américaine a confirmé cette hypothèse à l’agence Axios. Alors que l’accord conclu entre Washington et Téhéran devait marquer l’arrêt immédiat des combats, plus de 150 frappes ont été recensées jeudi entre le Hezbollah et Israël, avec des pertes humaines des deux côtés.

Le quai d’Orsay n’est pas « inquiet »

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a tenté de rasr, en soulignant qu’il ne fallait pas « surinterpréter » ce report. Il a affirmé que, bien que « le plus dur reste à faire », la réunion en Suisse avait perdu de son intérêt après la signature de l’accord à Versailles. Il a également insisté sur l’importance de poursuivre les discussions techniques pour activer les premières étapes de l’accord.

L’appel à la responsabilité a également été relayé par Emmanuel Macron, qui a exhorté le Premier ministre israélien à faire preuve de « rationalité » au Liban, tout en précisant que la situation demeurait instable.

Source : L’Express

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