Élargissement des bornes d’âge du dépistage organisé du cancer du sein en France
La Direction Générale de la santé (DGS) a mandaté la Haute Autorité de santé (HAS) pour examiner la possibilité d’élargir les bornes d’âge du dépistage organisé du cancer du sein.
En France, le cancer du sein est le cancer le plus courant chez les femmes et constitue la principale cause de mortalité par cancer. L’âge médian au diagnostic est de 64 ans, et son incidence a augmenté depuis les années 1990. La survie nette à cinq ans est de 88 % tous stades confondus, bien qu’elle soit légèrement moins favorable chez les femmes plus jeunes, en raison de formes plus agressives de la maladie.
Le Programme National de Dépistage Organisé des Cancers du Sein (PNDOCS), instauré en 2004, cible les femmes âgées de 50 à 74 ans considérées à risque moyen ou modéré, c’est-à-dire sans symptômes apparents ni facteurs de risque particuliers, ainsi que celles ayant une hyperdensité mammaire ou sous traitement hormonal substitutif. À ce jour, aucune réévaluation des bornes d’âge n’a été effectuée depuis la mise en place du programme.
L’objectif de cette évaluation est de déterminer l’âge optimal pour l’entrée dans le PNDOCS et d’analyser la pertinence d’étendre le dépistage aux femmes âgées de 75 à 79 ans, tout en maintenant les modalités actuelles du programme. Cela inclurait les femmes à risque moyen ou modéré, sans symptômes ni facteurs de risque particuliers.
L’évaluation se basera sur une analyse critique et systématique de la littérature, la formation d’un groupe de travail, ainsi que la consultation de partenaires institutionnels tels que l’Institut National du Cancer et Santé publique France. Des consultations avec des experts et des représentants d’associations seront également menées.
La pertinence d’un élargissement des bornes d’âge sera examinée à travers des données épidémiologiques, l’évaluation de la balance bénéfice/risque de l’intervention, et l’estimation des besoins en ressources. Une recommandation de santé publique sera destinée aux décideurs.
Source : Haute Autorité de santé (HAS)
