Au lit, elles ne jurent que par le missionnaire

Il existe une idée reçue selon laquelle la position du missionnaire serait fade et sans piment. Pour casser ce cliché de la passivité des personnes qui aiment être pénétrées ainsi, plusieurs adeptes du missionnaire témoignent de leur goût pour cette position simple, mais efficace.

La passivité du missionnaire est un mythe

Le préjugé qui fait de la personne pénétrée en missionnaire un acteur passif de l’ébat sexuel est majoritairement un mythe qu’il faut déconstruire. À l’heure où des injonctions sont faites aux femmes, à qui l’on demande de performer une sexualité spectaculaire, il est important de remettre en question cet imaginaire. L’autrice du livre Kamasutra : on partage tout à égalité, même le plaisir, Lucile Bellan, souligne que “la personne pénétrée, désirante et excitée, n’est pas une personne passive.” Elle ajoute que le mythe de « l’étoile de mer » est une énième expression de la culture du viol. Rosa, 32 ans, confirme : “Je ne la considère pas comme une position dans laquelle je me sens plus passive que dans d’autres.”

Le missionnaire permet également à la personne pénétrée de diriger cette pénétration. Scarlett, 27 ans, partage son expérience : “Je remonte et resserre mes jambes, je serre ma partenaire dans mes bras, ou je mets mes mains sur ses fesses pour lui signifier qu’elle peut aller plus profondément.” Rosa précise : “J’aime bien varier les gestes des bras ou des jambes pour contrôler la profondeur ou le rythme de la pénétration.” Ces gestes contredisent la prétendue passivité de la position.

Se stimuler le clitoris pendant la pénétration

Bien que le missionnaire produise rarement une grande stimulation clitoridienne, il permet à la personne pénétrée d’effectuer cette stimulation par elle-même, ou de la recevoir de la part de sa partenaire. Lucile Bellan précise : “Le missionnaire peut permettre une stimulation clitoridienne externe optimale mais nécessite parfois quelques aides, dont une stimulation manuelle ou des accessoires péniens.”

En variant la hauteur du bassin avec un coussin, il est possible de trouver l’angle idéal pour stimuler le clitoris. Pour la personne qui pénètre, il est conseillé d’aller en profondeur jusqu’à ce que les pubis soient en contact, si cela n’est pas douloureux. Une fois en contact, des mouvements de pression peuvent induire un frottement qui stimule la partie externe du clitoris.

Le missionnaire : un face-à-face érotique

Le missionnaire est souvent perçu comme une position ennuyeuse, mais elle représente un moment d’intimité brut. Rosa apprécie particulièrement le fait de faire face à ses partenaires : “J’aime les embrasser, soutenir leur regard, entendre leur souffle.” Scarlett partage ce ressenti : “J’aime pouvoir regarder la personne dans les yeux, l’embrasser, lui caresser le cou.” Lucile Bellan explique que c’est une position où l’échange et la communication, verbales et visuelles, sont cruciales. Elle peut imprimer dans la mémoire des images de sa partenaire en train de prendre du plaisir.

Lâcher prise sans culpabiliser

Certaines personnes aiment se sentir passives lors de leurs ébats sexuels, ce qui peut leur permettre de se concentrer sur leur ressenti. Scarlett confie : “Il y a plus de lâcher prise, j’aime me sentir bloquée sous ma partenaire, ressentir la perte de contrôle.” Autant d’arguments en faveur du missionnaire, qui mérite d’être redécouvert.

Source : Marie Claire

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