Santé mentale : deux lycéens sur dix disent éprouver une souffrance psychique sévère

Santé mentale : Deux lycéens sur dix éprouvent une souffrance psychique sévère

Deux lycéens sur dix déclarent ressentir une souffrance psychique sévère, incluant des pensées suicidaires. Parallèlement, la santé mentale des enfants en maternelle et primaire demeure fragile, en grande partie à cause des confinements liés à la pandémie de Covid-19. Ces résultats proviennent de deux enquêtes sanitaires publiées le 2 juin.

Les données sont issues de la dernière édition de l’enquête nationale EnCLASS, réalisée en 2024 par Santé publique France (SpF) auprès de 11 400 élèves du secondaire. Selon cette enquête, 20 % des lycéens ont rapporté avoir eu des « pensées suicidaires » au cours des 12 derniers mois, ce qui représente une légère amélioration par rapport à 2022 (– 4 points). Cependant, les « tentatives de suicide déclarées au cours de la vie » concernent 15 % des lycéens, un chiffre en hausse (+ 2 points).

Environ 82 % des collégiens et 78 % des lycéens se considèrent en « bonne » ou « excellente » santé. Néanmoins, SpF souligne que les formes les plus sévères de souffrance psychique persistent chez une partie des adolescents, avec près d’un lycéen sur cinq (19 %) présentant un « risque important de dépression », un phénomène plus marqué chez les filles (+ 3,5 points par rapport à 2022).

Après une « dégradation marquée » des indicateurs de bien-être entre 2018 et 2022, la situation en 2024 apparaît plus « contrastée ». Toutefois, les indicateurs de santé mentale des filles sont « systématiquement moins favorables » que ceux des garçons, avec des écarts croissants au cours du secondaire.

L’agence sanitaire a également publié des données issues de l’enquête Enabee, menée en 2022, qui examine la santé mentale des enfants de 6 à 11 ans. Cette enquête, basée sur des questionnaires remplis par 8 172 enfants, leurs parents et enseignants, avait estimé à 13 % la proportion d’enfants présentant un probable trouble de santé mentale. Les résultats récents montrent que les enfants rencontrant des difficultés scolaires ou ayant subi des événements traumatisants, ainsi que ceux ayant vécu un confinement difficile, sont plus souvent touchés par ces troubles.

Source : Santé publique France

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