Golfe de Gascogne : la pêche fermée quatre semaines en 2027 pour protéger les dauphins
La ministre chargée de la mer de la pêche, Catherine Chabaud, a annoncé le 18 juin 2026 une nouvelle période de fermeture à la pêche dans le golfe de Gascogne en 2027, visant à protéger les dauphins des captures accidentelles. Cette me, qui sera mise en œuvre pour la quatrième année consécutive, concerne la zone allant de la pointe du Finistère jusqu’à la côte basque et durera quatre semaines pendant l’hiver.
Le dispositif a été légèrement assoupli, permettant aux pêcheurs de choisir leur période d’inactivité de quatre semaines dans une fenêtre élargie de six semaines, entre le 15 janvier et le 27 février. Catherine Chabaud a salué les efforts déjà consentis par les pêcheurs pour réduire les prises accidentelles, notant que 115 navires sont déjà équipés de caméras.
Cependant, la ministre a précisé que, compte tenu du processus administratif avec la Commission européenne et des possibles contentieux, il était nécessaire de prendre cette décision immédiatement, sans attendre les résultats des analyses des trois dernières années. Elle a déclaré que les conditions n’étaient pas réunies pour rouvrir le golfe l’année suivante.
Moins de 300 bateaux de plus de 8 mètres seront concernés par cette fermeture, bénéficiant d’une indemnisation gouvernementale à hauteur de 80 % de leur chiffre d’affaires. L’hiver dernier, 274 navires ont été indemnisés à hauteur de 14,5 millions d’euros pour un manque à gagner estimé à 4 320 tonnes de poissons. En incluant une quarantaine d’entreprises de mareyage, les indemnisations totales ont atteint 20 millions d’euros.
Cette décision fait suite à une pression croissante de la Commission européenne et du Conseil d’État face à l’augmentation des captures accidentelles de dauphins et de marsouins. Les fermetures précédentes ont permis de réduire de 60 % les captures accidentelles durant l’hiver 2024/2025, selon l’observatoire Pelagis rattaché au CNRS et à l’université de La Rochelle.
Le CIEM, organisme scientifique international, estime à 4 900 le nombre maximal de morts par an pour l’espèce dans l’unité de gestion de l’Atlantique du Nord-Est, une zone plus vaste que le golfe de Gascogne.
Source : La Croix.
