Dans le Rhône, la difficile greffe des prides en milieu rural
Saint-Martin-en-Haut, L’Arbresle, Villefranche-sur-Saône – Depuis quatre ans, des marches des fiertés sont organisées dans plusieurs communes et villes du Rhône. Ces événements, éloignés de Lyon, rencontrent des difficultés notables. Retour sur une greffe qui prend, mais lentement.
Le samedi 13 juin, la première Marche des fiertés de Villefranche-sur-Saône a eu lieu, attirant près de 400 participants, sous des chars colorés aux couleurs de la communauté LGBTI+ et des percussions de la batucada. Cette manifestation a marqué un tournant dans une région traditionnellement associée à des événements plus conservateurs, comme les réunions de conscrits.
Des marches similaires avaient déjà été organisées dans des communes plus petites, telles que Saint-Martin-en-Haut et L’Arbresle. Selon Pauline (prénom modifié), membre du collectif Arc en Calade, « il est important d’avoir des représentations dans les grandes villes. Mais, il y a aussi de la vie queer dans les territoires où la droite est au pouvoir ». Cependant, le premier défilé caladois a fait face à plusieurs déconvenues, soulignant les défis d’intégration de ces événements dans des milieux ruraux.
La situation actuelle des marches des fiertés dans le Rhône reflète une dynamique plus large concernant la visibilité et l’acceptation des communautés LGBTI+ dans des zones où les valeurs traditionnelles sont prédominantes.
Source : Rue89 Lyon
