La colocation seniors s’installe à Albi avec l’ouverture du Cocon du Tarn. Huit résidents autonomes y partageront un cadre familial et convivial, pensé pour rompre l’isolement sans renoncer à l’indépendance. Les détails.
Après plus de dix ans passés à accompagner des personnes âgées à domicile, Anita Gleizes et Jennyfer Auger s’apprêtent à ouvrir Le Cocon du Tarn, une colocation destinée aux seniors autonomes. L’établissement accueillera ses premiers résidents dès le mois de septembre, au 11 rue de l’Escapadou, en plein centre-ville d’Albi.
Le concept est simple : proposer une alternative entre le maintien à domicile et l’entrée en EHPAD. « Nous avons créé ce projet car beaucoup de seniors n’ont plus envie de vivre seuls et les maisons de retraite représentent souvent un coût important », expliquent les deux auxiliaires de vie. La résidence pourra accueillir jusqu’à huit personnes âgées valides et autonomes. Non médicalisée, elle s’adresse à ceux qui souhaitent conserver leur indépendance.
Le projet est né d’une réflexion de longue date. « Nous avions cette idée en tête depuis longtemps. Nous avons récemment démissionné pour nous consacrer pleinement à cette aventure. On s’est dit que c’était le moment ou jamais. » La recherche du lieu idéal s’est révélée rapide. « Le propriétaire a tout de suite été réceptif à notre démarche. Nous avons eu un coup de cœur pour cette maison. » Neuve, elle dispose de sept chambres avec salle de bains et toilettes privatives, d’une grande cuisine, d’un séjour spacieux ou encore d’une buanderie.
Rompre l’isolement tout en préservant l’autonomie
Au-delà du logement, Anita Gleizes et Jennyfer Auger souhaitent surtout recréer une ambiance familiale. « Nous voulons redonner du lien social, favoriser l’entraide et la bienveillance. Les résidents pourront compter les uns sur les autres. »
Des réunions hebdomadaires permettront à chacun de s’exprimer sur le fonctionnement de la maison, les repas ou les activités. « Nous proposons mais ce sont les résidents qui décident. » Les deux professionnelles ne seront pas présentes jour et nuit, un choix assumé pour préserver l’autonomie des occupants. « Le but est qu’ils restent le plus autonomes possible, avec un accompagnement personnalisé selon leurs besoins. »
Située en centre-ville, la résidence permettra aux futurs résidents de conserver leurs habitudes, leurs activités et leurs professionnels de santé. Pour les fondatrices, l’objectif est clair : lutter contre l’isolement et offrir une nouvelle dynamique de vie à des personnes parfois seules. Selon elles, leur projet répond à un réel besoin. « À chaque maison visitée, nous nous demandions si nous y mettrions nos propres parents. C’est ainsi que nous avons fait notre choix. Un jour, nous serons à leur place. »
Source : DDM – C.S
