Le président de la métropole Aix-Marseille sonne la charge contre l’État et « les modèles métropolitains »
Nicolas Isnard (LR), président de la métropole Aix-Marseille, a récemment critiqué l’État et les modèles métropolitains en raison d’un budget déficitaire de 144 millions d’euros, qui a été pris en main par l’État après le refus des élus de le voter. Au lendemain de la validation de ce budget par le préfet, Isnard a présenté son plan pour combler ce déficit.
L’élu a évoqué des « versements indus » et des « singeries technocratiques » héritées des anciennes intercommunalités, supprimées il y a dix ans lors de la création de la plus grande métropole de France. Il a également souligné que l’État pourrait chercher à diviser les élus locaux.
En annonçant avoir trouvé une solution « sans aucune hausse d’impôt », Isnard a précisé que le temps gagné par le refus de voter le budget a permis de réaliser 90 millions d’euros d’économies dans le budget de fonctionnement. Les 50 millions d’euros restants devront être répartis entre les 92 communes de la collectivité, suscitant des inquiétudes parmi les maires sur la répartition de cette charge.
Bien que la métropole semble sauvée pour cette année, Isnard a averti qu’elle n’est plus viable à long terme, citant des exemples de villes comme Montpellier et Bordeaux qui rencontrent des difficultés financières. Il a attribué ces problèmes à des recettes insuffisantes suite aux baisses de dotations de l’État lors des deux dernières lois de finances.
Avant d’envisager un redécoupage territorial, Isnard a rappelé que cette stratégie de refus de vote du budget avait déjà été mise en œuvre avec succès lors de son arrivée à la mairie de Salon-de-Provence, où un audit avait été réalisé par la Chambre régionale des comptes.
Source : 20 Minutes.