Chauds ou froids : les changements brutaux de température et leurs effets sur la santé
La première canicule de l’année touche à sa fin, alors que des températures record ont été enregistrées dans plusieurs villes, atteignant jusqu’à 37 degrés Celsius. Dans la nuit du 31 mai, une chute des températures a été constatée, avec une baisse annoncée de « 8 à 12 °C entre samedi et dimanche » dans de nombreuses régions de l’ouest et du nord de la France.
Ces variations climatiques abruptes posent un réel défi pour notre organisme. Selon Brigitte Trégouet, médecin généraliste, notre corps, en tant qu’être homéotherme, doit maintenir une température relativement constante. Pour cela, des mécanismes physiologiques s’adaptent entre les saisons. Toutefois, lorsque ces adaptations doivent se faire rapidement, cela peut entraîner des difficultés.
Guy Lenaers, directeur de recherche au CNRS, indique qu’il faut environ dix jours pour que notre corps s’adapte à une montée progressive des températures. Les ajustements corporels, tels que la transpiration ou le gonflement des mains, deviennent plus brutaux lors de changements soudains.
Ces fluctuations de température n’affectent pas seulement notre confort. Des recherches ont montré que des variations rapides peuvent également avoir des conséquences sur la santé. Une étude publiée par le Collège américain de cardiologie en 2018 a établi un lien entre les changements de température d’un jour à l’autre et une augmentation des crises cardiaques. Hedvig Andersson, chercheur à l’université du Michigan, souligne que même si le corps possède des systèmes efficaces pour gérer ces variations, des fluctuations extrêmes peuvent exercer une pression sur ceux-ci, contribuant ainsi à des problèmes de santé.
Les enfants, en particulier ceux souffrant d’asthme, sont parmi les plus vulnérables. Des chercheurs en Australie ont démontré que les changements de température soudains dans une journée peuvent impacter leurs capacités respiratoires.
En conclusion, les variations climatiques rapides, qu’elles soient à la hausse ou à la baisse, soulignent l’importance d’une adaptation à la fois physiologique et comportementale pour préserver notre santé.
Source : Le HuffPost
