La revalorisation automatique du Smic ne suffit pas
Un véritable « coup de pouce » sur le Smic est nécessaire, qui doit dépasser la revalorisation mécanique appliquée depuis le 1er juin 2026. Le patronat des branches professionnelles est appelé à rouvrir immédiatement des négociations salariales pour répondre aux besoins de l’ensemble des salarié·es. En effet, près de 80 % des branches ont au moins un de leurs minima en dessous du Smic au 1er juin.
Sans indexation de l’ensemble des salaires sur les prix, les niveaux de salaires se tassent.
La situation est grave dans la fonction publique, où des agent·es de catégorie C et B sont désormais rémunéré·es au niveau du Smic. Les retraité·es ressentent également les effets de la hausse des prix, aggravés par la faiblesse des pensions et le refus du patronat d’indexer les retraites complémentaires en 2026.
Face à cette situation, il faut des mes fortes et immédiates
Pour contrer l’explosion des prix du carburant et la spéculation des grands groupes, la CGT exige un service public de l’énergie et le blocage des prix des carburants. Ces mes seraient bénéfiques tant pour les travailleur·ses que pour les entreprises. Pour maintenir le niveau de vie des travailleur·ses actif·ves et retraité·es, il est crucial d’augmenter le Smic et tous les salaires, ainsi que les pensions de retraite et les minima sociaux.
La CGT revendique l’indexation des salaires sur les prix.
Ce mécanisme, qui était appliqué en France jusqu’en 1983 et est encore en vigueur en Belgique, as que lorsque les prix augmentent, l’ensemble des salaires augmente également. Il ne s’agit pas d’une augmentation supplémentaire, mais d’un moyen d’éviter une diminution du pouvoir d’achat.
Pour respecter l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et appliquer le principe de « salaire égal pour un travail de valeur égale », le gouvernement doit mettre en œuvre la directive européenne sur la transparence salariale.
Demandons des négociations salariales pour gagner la hausse de nos salaires
Dans de nombreuses entreprises, les salarié·es s’organisent pour exiger la réouverture de négociations salariales et obtenir des hausses générales de salaire pour tous. Pour vivre dignement de notre travail tout au long du mois et de la vie, il est nécessaire de demander des augmentations générales durables en brut, plutôt que des primes ponctuelles, souvent non cotisées.
Pour l’augmentation générale des salaires et des pensions, pour l’indexation des salaires sur l’inflation, pour le blocage des prix des carburants et contre les licenciements : On s’organise avec la CGT.
Source : CGT
