Dix ans plus tard, la Wallonie ratifie le CETA
La Wallonie a donné son feu vert à la ratification de l’Accord économique et commercial global (CETA) entre le Canada et l’Union européenne, marquant une étape significative dans les relations commerciales. Cette décision a été prise après des auditions en commission qui ont souligné à la fois les bénéfices et les inquiétudes liés à cet accord.
Les auditions ont révélé que le Canada est perçu comme un partenaire fiable, mais elles ont également mis en lumière des préoccupations persistantes, notamment concernant le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ICS). Ce mécanisme permet aux investisseurs d’attaquer des décisions publiques qu’ils jugent nuisibles à leurs intérêts.
Une députée du Parti socialiste (PS) a souligné que la ratification ne doit pas être considérée comme une simple formalité. Elle a insisté sur la nécessité d’obtenir des garanties claires pour protéger les droits sociaux, environnementaux et climatiques, ainsi que pour les agriculteurs. Des inquiétudes similaires ont été exprimées par d’autres partis, comme le PTB et Ecolo, qui ont critiqué le contenu du traité et son impact potentiel sur la santé et l’environnement.
Du côté de la majorité, la cheffe de groupe libérale a qualifié cette ratification de « jour historique », mettant en avant les avantages économiques qu’elle pourrait apporter. Le ministre-président régional a également défendu la ratification, affirmant que le refus de cet accord nuirait à la crédibilité de la Wallonie sur la scène internationale.
Au terme des votes, le projet de décret portant sur la ratification a été adopté, avec une majorité en faveur contre l’opposition.
Source : La Libre Belgique
