Accouchement non assisté : le récit tragique d'une naissance sans soins

Accouchement non assisté : le récit tragique d’une naissance sans soins

C’est un récit déchirant qu’ont recueilli nos confrères et consœurs de Marie Claire, mais qui mérite d’être conté pour éviter d’autres drames similaires.

Influencée par des contenus sur l’accouchement naturel à domicile, ou « freebirth », sur les réseaux sociaux, Camille, 36 ans, a vécu une terrible épreuve : la perte de son bébé après trois jours de travail d’accouchement, sans résultat.

Un contexte favorisant le refus d’un accouchement médicalisé

À l’issue d’un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) jusqu’en Espagne, Camille, psychologue, consomme vidéos, podcasts et formations en ligne promouvant une naissance dite « souveraine ». Son passé personnel, notamment une endométriose, influence son refus d’un accouchement médicalisé. Elle dépense des centaines d’euros en formations, notamment 329 euros pour une préparation en ligne d’une psychopraticienne spécialisée dans l’accouchement naturel. Convaincue que fuir le milieu hospitalier est la meilleure option, Camille planifie un accouchement non assisté, validé à distance par une « gardienne des naissances » trouvée sur Instagram.

Trois jours de travail et un signe d’alerte ignoré

À 39 semaines de grossesse, alors que sa poche des eaux se fis, Camille ne consulte pas, malgré un liquide verdâtre et malodorant, signe de méconium. Ce potentiel signe de souffrance fœtale n’est pas interprété comme tel, et Camille choisit de se rasr à travers les documents de ses sources. Après une nuit de contractions intenses, le travail s’arrête. Sa « gardienne des naissances » lui as qu’un accouchement physiologique peut s’étendre sur 7 à 9 jours.

La terrible annonce, et le silence de ces gourous

Interviewée par Marie Claire, Pr Anne Chantry, sage-femme à la maternité de Port-Royal, souligne que des contractions longues et fortes augmentent le risque de souffrance fœtale. Le col de Camille est complètement ouvert, mais rien ne se passe. Sa partenaire appelle les pompiers, et à la maternité, le couple apprend que le bébé est mort, probablement depuis plus de 48 heures.

Une fois à l’hôpital, le couple découvre un système de santé bienveillant, avec des équipes prêtes à offrir un accouchement le plus physiologique possible, tout en disposant du matériel médical nécessaire.

Un discours bien rodé et psychologiquement culpabilisant

Le couple tente désormais de se reconstruire et déplore l’absence de mention du risque de mort périnatale dans les supports en ligne sur l’accouchement physiologique. Camille confronte ses « gourous », qui insinuent qu’elle est seule responsable du décès de son bébé, faute d’avoir suivi l’intégralité de leur cursus.

Ce récit met en lumière un système de désinformation et d’endoctrinement qui peut avoir des conséquences tragiques. L’enquête complète est à lire sur le site de Marie Claire.

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