Éducation. Bac 2026 : les sujets trop difficiles ? On vous explique comment ils sont fabriqués

Bac 2026 : les sujets trop difficiles ? On vous explique comment ils sont fabriqués

Le sujet du raisonnement en sciences économiques et sociales du bac 2026, qui demande de « montrer que la productivité des firmes sous-tend la compétitivité d’un pays », a suscité des réactions vives. Le verbe « sous-tendre » a été jugé peu compréhensible par de nombreux candidats, créant des inquiétudes dans une épreuve où chaque terme devrait être clairement défini. De même, l’épreuve de physique a posé des problèmes avec un exercice mêlant équations et fonctions.

Une pétition en ligne a été lancée, signée par près de 18 000 lycéens, demandant aux correcteurs d’adopter une approche « d’indulgence et de bienveillance » lors de la correction, tout en mettant l’accent sur la réflexion des candidats. Les élèves craignent également des mes de durcissement sur l’orthographe, annoncées par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, pour le bac 2026.

Un long processus de préparation

La conception des sujets du bac commence près d’un an avant les épreuves. Au cours de l’été précédant l’examen, les académies responsables de l’élaboration des sujets sont désignées et forment des commissions. Ces commissions, dirigées par un inspecteur général de l’Éducation nationale, incluent des enseignants choisis pour leur diversité et leur représentativité au sein du tissu scolaire.

Dix mois avant l’examen, les commissions élaborent plusieurs dizaines d’exercices, un processus complexe car il est interdit d’utiliser des sujets déjà proposés lors d’épreuves antérieures. Sept mois plus tard, deux enseignants réalisent chacun des sujets pour évaluer leur faisabilité et leur difficulté. La validation finale a lieu un mois avant l’examen, suivie de l’impression des sujets. À J-5, les centres d’examen reçoivent les sujets par voie postale, dont l’ouverture n’est autorisée qu’au matin de l’épreuve.

Ce processus de conception prend donc plus d’un an avant que les sujets ne soient présentés aux candidats. Malgré cela, des contestations se produisent chaque année. En 2025, le taux de réussite du baccalauréat était de 98,3 %, contre 79,1 % en 2000.

Sources : DNA.fr, Ministère de l’Éducation nationale.

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