Retrait-gonflement des argiles : votre commune est-elle concernée par un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle ?
52 communes de la région Centre-Val de Loire ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour retrait-gonflement des argiles, selon un arrêté publié au Journal officiel le 13 juin 2026, concernant l’année 2025. Cette reconnaissance facilite les démarches d’assurance pour les sinistrés.
Les sols argileux, contrairement à un pot en argile, ne sont pas totalement étanches et peuvent réagir de manière extrême aux variations climatiques. En période de fortes pluies, l’argile gonfle, tandis qu’une sécheresse prolongée entraîne sa rétraction. Ce phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) expose plus de 12 millions de maisons en France à des dommages, tels que des mouvements de terrain et des fiss, un risque amplifié par le réchauffement climatique.
D’après le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), environ 90 % du territoire de Centre-Val de Loire est classé à risque moyen ou fort. L’arrêté du 12 juin confirme que 52 communes de la région bénéficient de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour des « mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ».
La majorité des communes concernées se trouvent dans le sud du Cher (29 communes) et en Indre-et-Loire (21 communes), principalement au sud de la Loire. Deux villages de l’Indre ont également été inclus. Quatre autres communes ont reçu une reconnaissance pour des mouvements de terrain non liés aux argiles.
Une carte interactive permet aux habitants de vérifier si leur commune est concernée par cet arrêté. En revanche, une centaine d’autres communes de la région n’ont pas été reconnues, car elles n’ont pas satisfait aux critères requis, notamment la présence de sols argileux sensibles sur plus de 3 % de leur territoire.
Pour les sinistrés, seule la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle permet d’accéder à des fonds d’indemnisation, à condition d’avoir souscrit à une assurance habitation multirisques. Après publication de l’arrêté, les victimes auront 30 jours pour déclarer leur sinistre à leur asur, par lettre recommandée. L’indemnisation ne couvrira que les biens assurés, avec une franchise de 1 520 euros pour les dégâts liés aux argiles.
Selon France Asurs, l’assurance dispose d’un mois pour informer le sinistré des modalités d’application de son contrat après la déclaration de sinistre. L’assuré doit fournir divers documents, tels que des descriptions des dégâts et des études géotechniques, pour faciliter le processus d’indemnisation.
Source : France 3 Régions