En RDC et en Mauritanie, la menace d’un troisième mandat présidentiel se précise
La République démocratique du Congo (RDC) et la Mauritanie, bien que géographiquement éloignées, partagent une actualité politique marquée par la question d’un troisième mandat présidentiel. Les présidents Félix Tshisekedi et Mohamed Ould Ghazouani semblent naviguer dans une atmosphère de tensions croissantes, alors que le débat sur la prolongation de leurs mandats respectifs s’intensifie.
Depuis près de deux ans, la RDC est le théâtre d’un vif débat concernant la possibilité d’un troisième mandat pour Félix Tshisekedi. L’Assemblée nationale a récemment adopté une proposition de loi permettant au président d’organiser un référendum sur cette question. Cette initiative a suscité une forte opposition, notamment de la part de la coalition C64, qui craint une révision constitutionnelle favorisant un troisième mandat en violation des limites actuelles.
Le 12 juin, un sit-in a été organisé par l’opposition devant le Palais du Peuple pour exprimer son rejet de cette initiative. La répression lors de cette manifestation a conduit à des bilans tragiques, avec deux morts et plusieurs blessés, selon le rapport de Justice et Paix Congo. Malgré ces événements, le Sénat a adopté la loi le 15 juin, marquant un durcissement du climat politique.
En Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, qui a précédemment contraint son mentor à renoncer à un troisième mandat, semble emprunter un chemin similaire. Les membres de son camp commencent à exprimer le souhait d’un mandat supplémentaire, ce qui soulève des préoccupations quant à l’avenir du dialogue national. Les tensions montent, et l’absence de déclaration claire de Ghazouani sur ses intentions pourrait compromettre la stabilité politique.
Les deux pays illustrent ainsi un phénomène récurrent en Afrique : la lutte pour le pouvoir et les tentatives de prolongation des mandats au-delà des limites constitutionnelles.
Source : Courrier International.
