Canapés, matelas, sommiers. Le Made in France résiste à la concurrence étrangère
Acheter un canapé ou un sommier fabriqué en France est souvent plus coûteux que les modèles importés. Malgré cela, certains consommateurs optent pour le Made in France, attirés par la durabilité de ces produits. Face à la concurrence internationale, les fabricants français mettent en avant la qualité de leur production et le respect des normes.
Dans une boutique parisienne spécialisée dans les meubles en bois fabriqués localement, un vendeur explique : « On aura principalement des canapés. Vous allez retrouver également des sommiers. » Robin, un nouvel habitant, a récemment acheté un sommier en bois de hêtre à 1 400 euros. Pour lui, le choix du Made in France est un investissement. Il déclare : « C’est des matériaux solides, donc c’est du bois massif. Le matelas, pareil, ça ne bouge pas. Donc si c’est pour le garder trois fois plus longtemps qu’un lit ou qu’un matelas classique et que ça vaut que deux fois le prix, au final, c’est un bon investissement, je pense. »
Cependant, les prix peuvent être un frein. Une traductrice rencontrée sur place réagit face au prix d’un matelas en latex à 1 450 euros : « Ah bah oui, non, c’est les prix, c’est cher. »
Les meubles sont fabriqués dans une usine du nord de la France, où une vingtaine de salariés travaillent à la découpe et à l’assemblage du bois provenant des forêts voisines. Environ 50 canapés sont produits chaque mois, avec un coût moyen de 3 500 euros par canapé. Cette situation est difficile à concilier avec les prix plus compétitifs proposés par des enseignes en ligne, souvent basées en Chine ou en Europe de l’Est. Christophe Gazel, de l’Institut de la maison-IPEA, souligne que « les normes imposées aux entreprises françaises, surtout côté fabrication, sont beaucoup plus importantes, côté sécuritaire, côté environnemental, par rapport à la compétition des pays asiatiques qui vendent, eux, beaucoup de meubles à des prix inférieurs au prix de revient. »
Le marché du meuble en France, qui a connu un recul ces dernières années, s’élève à près de 14 milliards d’euros.
Source : Franceinfo