Déficit de la métropole Aix-Marseille : le préfet doit trancher sur les coupes budgétaires, des maires appellent à une réforme en profondeur

Déficit de la métropole Aix-Marseille : le préfet doit trancher sur les coupes budgétaires

Alors que le préfet doit trancher sur le budget de la métropole Aix-Marseille-Provence, élaboré sur les propositions de la Chambre régionale des comptes qui prévoit des coupes budgétaires, des maires réunis lundi réclament une réforme en profondeur de l’établissement public.

Lundi 15 juin, les maires de 82 communes sur les 92 que compte la métropole Aix-Marseille se sont réunis pour exprimer leurs inquiétudes concernant les coupes annoncées dans le budget de l’établissement public. Ces réductions budgétaires risquent de pénaliser ces communes, en particulier Marseille, la deuxième ville de France.

Depuis fin avril, la métropole Aix-Marseille Provence est sous tutelle, après avoir refusé de voter un budget annuel déséquilibré de 123 millions d’euros. L’établissement public est donc limité à la gestion des affaires courantes. Cette réunion des maires a eu lieu alors que le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, doit décider de l’application de ce budget, qui a été élaboré par la Chambre régionale des comptes.

Le projet de budget ne prévoit pas d’augmentation des impôts, une me saluée par les maires. Cependant, ils regrettent la « ponction proposée sur les financements alloués aux communes ». Pour compenser un manque de 140 millions d’euros, la Chambre régionale des comptes recommande des économies, notamment 30 millions d’euros sur le forfait versé à la Régie des transports métropolitains (RTM) et environ 53 millions d’euros de réduction de la dotation de solidarité communautaire (DSC). Bien que toutes les communes soient concernées, Marseille serait la plus touchée, avec une perte de 36 millions d’euros, tandis qu’Aix-en-Provence pourrait perdre 1,3 million d’euros.

Les maires évoquent également la nécessité d’une réforme plus profonde de la métropole, plaidant pour que l’État repense le financement, les compétences et le périmètre de la métropole. Ils réclament, entre autres, le déplafonnement du versement mobilité, actuellement fixé à 2% pour Aix-Marseille-Provence, alors qu’il peut atteindre jusqu’à 3,20% dans le Grand Paris. Une augmentation d’un point pourrait générer environ 220 millions d’euros de recettes supplémentaires.

Source : France 3 Régions

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