Procès d’Atef Najib : en Syrie, le piège d’une justice « à la carte »

Procès d’Atef Najib : En Syrie, le piège d’une justice « à la carte »

Le 19 mai, la troisième audience du procès d’Atef Najib, cousin de Bachar el-Assad et premier haut dignitaire de l’ancien régime à être jugé en Syrie, s’est tenue devant le palais de justice syrien, situé à proximité de la vieille ville de Damas. Des militaires en bérets verts surveillent les lieux, entourés de véhicules des services de sécurité.

Le palais, qui abrite plusieurs salles d’audience, est animé par le va-et-vient d’avocats et de justiciables. Le procès d’Atef Najib se déroule au premier étage, dans une salle aux murs jaunis, devant la quatrième cour criminelle, spécialement créée pour les futurs procès de justice transitionnelle. Ce concept, développé par des universitaires et des militants des droits humains à la fin des années 1980, vise à favoriser la paix et la réconciliation dans des pays ayant subi des crimes de masse.

Âgé de soixante ans, Najib apparaît dans une tenue de prisonnier beige et brun, enfermé dans une cage d’acier. Un mois après l’ouverture du procès, l’engouement initial a diminué. Environ vingt hommes, originaires de Deraa, se rassemblent en petits groupes près de la salle d’audience, surveillés par trois rangées de policiers en tenue antiémeute.

Contrairement à la première audience du 28 avril, où des familles de victimes avaient pu assister dans une ambiance tendue, le procès se déroule désormais à huis clos.

Source : Lavie.fr

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