
Corsica Linea inaugure son second navire au gaz naturel entre Marseille et la Corse
La compagnie maritime Corsica Linea a récemment célébré l’inauguration de son second navire propulsé en partie au gaz naturel liquéfié (GNL), le Capu Rossu, marquant une étape significative dans sa stratégie de transition environnementale. Ce lancement intervient trois ans après la mise en service du premier navire de ce type, le A Galeotta.
Construit dans les chantiers de Weihai en Chine, le Capu Rossu représente le neuvième navire de la flotte de Corsica Linea. Le choix de ce chantier a été motivé par la qualité du travail et la rapidité d’exécution, a déclaré Pierre-Antoine Villanova, directeur général de la compagnie. Le coût de construction s’élève à 150 millions d’euros, et le navire a été achevé en 27 mois.
Le Capu Rossu effectuera sa première traversée commerciale le 15 juin, reliant les ports de Bastia et d’Ajaccio. Il est conçu pour accueillir 1 000 passagers et 135 remorques, conformément à la délégation de service public obtenue en 2022.
Une transition énergétique amorcée
Le Capu Rossu est équipé d’un moteur dual-fuel, fonctionnant à la fois au GNL et au diesel, permettant de réduire les émissions polluantes. Pierre-Antoine Villanova a précisé que le GNL est un carburant de transition pour la compagnie, avec l’objectif d’adopter à terme du GNL bio certifié et du e-GNL.
Corsica Linea vise à réduire ses émissions de CO2 de 40 % d’ici 2030 par rapport à 2022. Cet été, 100 % des traversées du A Galeotta seront réalisées avec du GNL certifié bio, atteignant un niveau de décarbonation de 90 % sur la route Marseille-Bastia.
Une adaptation aux nouvelles normes internationales
L’utilisation du GNL répond également à des contraintes réglementaires, la Méditerranée devenant une zone SECA depuis 2025. Cette classification impose aux navires de naviguer avec des carburants contenant moins de 0,1 % de soufre, une me visant à améliorer la qualité de l’air.
Corsica Linea ambitionne de devenir la compagnie la plus moderne de la Méditerranée d’ici 2030, en développant un « corridor vert » pour une navigation à faible émission, impliquant toutes les parties prenantes du secteur maritime.
Cet article est basé sur des informations de Made in Marseille.
