Les chercheuses Laura Verquère et Mélanie Gourarier, autrices de l’essai « En finir avec l’homme nouveau » (La Déferlante). SOPHIE PALMIER
L’essai « En finir avec l’homme nouveau » des chercheuses Mélanie Gourarier et Laura Verquere aborde la question des masculinités modernes. Selon leurs analyses, la figure de l’homme nouveau, souvent présentée comme une alternative positive à l’homme traditionnel, ne répond pas réellement aux défis sociétaux actuels.
Votre essai porte sur « l’homme nouveau ». Qui est-il ?
Laura Verquere décrit l’homme nouveau comme un modèle qui pourrait sembler prometteur, mais qui, en réalité, ne remet pas en cause les structures patriarcales existantes. Ce phénomène est particulièrement visible dans le cadre du débat autour de l’allongement du congé paternité, où ces « nouveaux pères » sont perçus comme une solution miracle, sans un véritable engagement vers un changement sociétal significatif.
Les chercheuses soulignent que le tri entre « bons » et « mauvais » hommes permet à une majorité de se soustraire à une critique plus profonde des structures de pouvoir en place. Cette dichotomie simpliste empêche une réflexion critique sur les masculinités et les inégalités de genre qui persistent dans la société.
Ainsi, malgré une apparente évolution des mentalités, le changement reste superficiel. Les valeurs promues par cette nouvelle classe d’hommes ne se traduisent pas par des actions concrètes visant à transformer les inégalités structurelles.
Cette analyse met en lumière la nécessité d’un débat plus large sur les masculinités et leur impact sur les dynamiques de pouvoir, plutôt que de se limiter à une classification binaire qui pourrait masquer les véritables enjeux sociétaux.
Pour plus d’informations sur cette thématique, il est recommandé de consulter l’ouvrage « En finir avec l’homme nouveau ».
Source : Mélanie Gourarier et Laura Verquere, « En finir avec l’homme nouveau. Critique des masculinités modernes » (La Déferlante).
