Procès du féminicide de Cavaillon : l'avocat de la famille de la victime veut faire condamner l'État pour

Procès du féminicide de Cavaillon : L’État en ligne de mire

Pierre Quistrebert, condamné pour l’assassinat de son ex-compagne Malgorzata Splawska, a été rejugé en appel à partir du 15 juin 2023. La victime, surnommée « Maguy », avait été tuée de 32 coups de couteau en juillet 2022 à Cavaillon, dans le Vaucluse. L’accusé, âgé de 64 ans, conteste la préméditation de son acte.

L’avocat de la famille de la victime, Maître Fabien Arakelian, souhaite également engager la responsabilité de l’État pour « faute lourde ». Il souligne que le matin du drame, la gendarmerie avait été alertée suite à des violences constatées au domicile de Maguy, où se trouvaient alcool et une arme. Malgré cela, Quistrebert n’a pas été placé en garde à vue, et quatre heures plus tard, il a assassiné Maguy.

Le procès en appel se déroule à la cour d’appel de Nîmes, où les jurés doivent déterminer si le meurtre était prémédité. Le directeur d’enquête a décrit une scène de crime particulièrement choquante. La famille de la victime affirme que le meurtre était indubitablement prémédité, tandis que l’accusé reconnaît le meurtre mais conteste l’assassinat.

Ce cas s’inscrit dans un contexte plus large de féminicides en France. En 2022, Maguy était la 61e victime de féminicide, et selon des chiffres du ministère de l’Intérieur, 1283 femmes ont été victimes de féminicides ou de tentatives de féminicide en 2024. L’association féministe NousToutes a dénombré 67 féminicides depuis le début de l’année 2026, soit un décès tous les deux jours.

Les audiences se poursuivront jusqu’au 17 juin, date prévue pour le délibéré.

Source : France 3 Provence-Alpes

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