Les éternels regrets de Béatrice : “Je me suis battue pour ma fille, pour qu’elle se sente mieux. Ce n’était pas assez”
Il y a peu, la fille de Béatrice, âgée de 19 ans, a mis fin à ses jours. Sur un morceau de papier, elle a écrit qu’elle était « dégoûtée par le monde des adultes ». Depuis ce tragique événement, Béatrice tente de vivre sans sa fille, hantée par des regrets. En visio, cette professeure des écoles de 58 ans évoque son chagrin : « Quand on est en deuil, on regrette tout. » Elle se replonge souvent dans le passé, cherchant à comprendre ce qui a pu pousser sa fille à cet acte désespéré.
Le père de la jeune fille était violent. Béatrice s’est séparée de lui alors qu’Eva n’avait que deux ans. Il la voyait un week-end sur deux, et des années plus tard, sa fille lui a confié, avec des mots d’enfant, avoir été effrayée par son comportement. Béatrice se souvient des moments où Eva parlait de ces violences, se demandant si elle aurait pu faire plus pour protéger sa fille.
Selon les données de l’INSEE, le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans en France, un phénomène qui soulève des interrogations sur le bien-être des adolescents et sur les mes à mettre en place pour les soutenir.
La situation de Béatrice illustre la complexité des défis auxquels font face de nombreuses familles. Les conséquences de la violence domestique, combinées au harcèlement scolaire, sont des problématiques graves qui nécessitent une attention accrue.
Source : Le Nouvel Observateur