L’orthographe, une source de stress supplémentaire au bac de philo à Cherbourg
Ce lundi 15 juin 2026, les élèves du lycée Thomas-Hélye de Cherbourg (Manche) ont passé leur épreuve de philosophie, un moment clé pour les 727 327 candidats au baccalauréat en France, dont 33 350 en Normandie. Les sujets proposés incluaient des questions telles que « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » et « La technique peut-elle être mauvaise ? ».
Cette année, les élèves ont porté une attention particulière à la forme de leurs écrits, encouragés par une déclaration du ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, lors d’une conférence de presse le 19 mai. Celui-ci avait affirmé que « toute copie qui n’a pas un niveau suffisant en termes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat ». Cette annonce a suscité une certaine appréhension parmi les candidats.
Des lycéens, comme Justine et Juliann, ont exprimé leur inquiétude : « On a vu une vidéo cette semaine qui disait que si on avait trop de fautes, on ne pourrait pas avoir le bac alors forcément on a fait attention à bien se relire. » D’autres élèves, tels qu’Archibald, ont également pris des précautions, ajoutant des « S » de pluriel et vérifiant les terminaisons des verbes.
La prise de conscience des enjeux linguistiques n’a pas été uniformément relayée au sein du corps enseignant, certains professeurs annonçant qu’il y aurait des commissions pour discuter des consignes de correction après l’épreuve.
À la sortie, les candidats affichaient des sentiments partagés. Archibald se montrait confiant, affirmant que leur préparation avait été adéquate, tandis que d’autres, comme un groupe de lycéennes, exprimaient leurs doutes sur leurs résultats, évoquant la nature imprévisible de la philosophie.
Les révisions se poursuivent pour tous les élèves, qui doivent encore se préparer pour les épreuves de spécialité jusqu’au 18 juin et le grand oral à partir du 22 juin.
Source : Rédaction La Presse de la Manche
