IMEC : Le binôme banque-assurance, levier de confiance pour les investisseurs
Le corridor IMEC, qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre trois continents, nécessite un investissement colossal. Gérard Mestrallet, envoyé spécial d’Emmanuel Macron, a récemment déclaré que le besoin d’investissement pourrait atteindre 500 milliards de dollars, tout en appelant à relativiser ce chiffre. « IMEC n’est pas un pont. Des infrastructures, il y en a eu et il y en a. IMEC vise à stimuler le commerce pour les marchandises, les containers, l’électricité, le gaz, le pétrole, l’hydrogène, et les données numériques », a-t-il précisé.
Cependant, ce montant reste incertain, notamment en raison de la complexité d’un projet d’une telle envergure, accentuée par des zones d’incertitude géopolitique. Olivier Nezry, directeur associé de Diot Siaci Trade Finance, souligne que « la carte de l’IMEC révèle une succession de points de tension », citant le détroit d’Ormuz, la Mer Rouge, et le port d’Haïfa. Depuis 2023, les tensions en Mer Rouge ont provoqué une chute de 90% du trafic via le canal de Suez, entraînant une augmentation de 80% des coûts de fret. Concernant le détroit d’Ormuz, son blocage a réduit le trafic de 90% depuis février 2026, avec seulement 800 navires ayant réussi à le traverser, contre 7 100 entre février et avril 2025.
Cette situation met en lumière la nécessité d’un cadre financier solide pour sécuriser les investissements dans le cadre de l’IMEC, un projet ambitieux mais confronté à des défis géopolitiques majeurs.
Source : La Tribune