Voici pourquoi votre cerveau n’aimerait pas du tout que vous abusiez de ChatGPT
Une étude récente menée par le Media Lab du MIT a révélé des effets préoccupants de l’utilisation excessive de ChatGPT sur les fonctions cognitives des utilisateurs. Les chercheurs ont étudié 54 participants âgés de 18 à 39 ans pendant quatre mois, en les divisant en trois groupes : un groupe rédigeait des essais sans aide, un autre utilisait un moteur de recherche, et le dernier s’appuyait sur le chatbot d’OpenAI. L’activité cérébrale des participants a été mesurée en temps réel à l’aide de casques d’électroencéphalographie.
Les résultats montrent que les zones du cerveau liées à la concentration et à la mémoire s’activaient de manière significativement réduite chez les utilisateurs de ChatGPT. Plus de 83 % de ces utilisateurs n’ont pas été capables de citer leurs propres phrases immédiatement après les avoir écrites, contre seulement 11 % pour les deux autres groupes. Les chercheurs parlent d’une « dette cognitive », une forme de paresse mentale induite par l’assistance constante de l’IA. Cet impact persiste même lorsque les participants doivent rédiger sans aide.
Cette recherche soulève des questions sur l’impact à long terme des outils d’intelligence artificielle sur les compétences cognitives, en particulier dans le milieu étudiant, où la rédaction est essentielle. Les résultats préliminaires, bien qu’inquiétants, doivent être interprétés avec prudence en raison de la taille limitée de l’échantillon.
Source : Media Lab du MIT
