Mars et Titan : les vagues des mondes extraterrestres révélées par la simulation
Des chercheurs ont élaboré un modèle de simulation, PlanetWaves, pour étudier la formation des vagues sur d’autres planètes, y compris Mars et Titan. Ce modèle repose sur des lois physiques universelles, permettant une analyse plus précise des conditions atmosphériques et gravitationnelles qui influencent la formation des vagues.
Mars : à la recherche des vagues disparues
PlanetWaves a d’abord été utilisé pour analyser la surface de Mars. Bien que la planète ne puisse plus maintenir de l’eau liquide de manière durable, des preuves géologiques, telles que d’anciens lacs et des deltas, indiquent qu’elle a été autrefois hydratée. Les chercheurs se concentrent sur le cratère Jezero, actuellement exploré par le rover Perseverance, pour estimer la taille et la fréquence des vagues qui auraient pu s’y former. Selon les simulations, des vents de 1,2 à 1,7 mètre par seconde suffiraient pour générer des vagues, bien que celles-ci restent modestes en raison de la faible pression atmosphérique.
Titan : des vagues plus hautes, mais plus lentes
Titan, la plus grande lune de Saturne, possède des mers de méthane et d’éthane. À des températures avoisinant -180 °C, les vagues pourraient se former avec des vents aussi faibles que 0,5 à 0,6 mètre par seconde. En raison de la gravité réduite de Titan, ces vagues pourraient atteindre une hauteur moyenne de trois mètres, tout en se propageant plus lentement que sur Terre.
Exoplanètes : un potentiel d’études futures
Les chercheurs ont également exploré la possibilité de vagues sur des exoplanètes. Sur Kepler 1649-b, une planète tellurique située à 300 années-lumière, le seuil de formation des vagues pourrait atteindre 5,3 mètres par seconde. Sur LHS 1140-b, une exoplanète rocheuse à 40 années-lumière, la vitesse nécessaire serait d’environ 2,7 mètres par seconde. Enfin, sur 55 Cancri-e, une super-terre très chaude, des vents supérieurs à 37 mètres par seconde seraient nécessaires pour générer des vagues sur ses océans de lave.
Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives sur l’étude des conditions environnementales et des phénomènes atmosphériques sur d’autres corps célestes.
Source : Futura Sciences.
