Au Togo, le difficile travail journalistique sur des sujets environnementaux « particulièrement sensibles »
Publié le : 15/06/2026 – 09:39
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Au Togo, les journalistes rencontrent d’importantes difficultés pour couvrir des sujets liés à l’environnement. Reporters sans frontières (RSF) décrit cette situation comme un véritable « parcours du combattant ». L’organisation de défense de la liberté de la presse, en collaboration avec le consortium Truth Reporting Post (TRP), souligne plusieurs freins à la couverture de ces enjeux environnementaux, qui sont pourtant nombreux dans le pays.
Les questions environnementales, qu’il s’agisse de déforestation ou d’extraction minière, revêtent un intérêt public. Cependant, les recherches approfondies sur ces sujets exposent les journalistes à des risques et intimidations. Selon Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF, « les sujets environnementaux sont souvent à la croisée de sujets économiques, politiques, sociaux. C’est ce qui les rend à la fois profondément nécessaires et particulièrement sensibles. C’est à cet endroit-là aussi que les entraves interviennent. »
Les obstacles rencontrés par les journalistes togolais sont multiples, notamment l’inaccessibilité de certaines zones d’investigation pour des raisons de sécurité et la difficulté à obtenir des sources fiables.
Pierre Claver Kuvo, coordonnateur du consortium TRP, témoigne de ses expériences : « En 2025, suite à une enquête sur le recyclage du plomb, j’ai eu du mal à obtenir des données. Plusieurs fois, nous avons écrit aux autorités, mais la réponse a été timide alors que nous avions besoin de chiffres. L’accès au site était également difficile. »
RSF et TRP appellent à la création de fonds de soutien et de réseaux internationaux pour faciliter ces enquêtes. Ils insistent également sur la nécessité d’investir dans la formation des journalistes traitant de ces questions.
Source : Reporters sans frontières (RSF) et Truth Reporting Post (TRP)
