« On a peur de se prendre une balle perdue » : la terreur de tout un quartier après un nouveau meurtre d’un jeune de 18 ans
Publié le 17/09/2026 à 06h25
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Une nouvelle fusillade mortelle a plongé le quartier de Bellefontaine, à Toulouse (Haute-Garonne), dans l’effroi. Dans la nuit du mardi 15 septembre, un jeune homme de 18 ans a été abattu au pied d’une barre d’immeuble, près d’un point de trafic de drogue. Cette nouvelle fusillade plombe le quotidien de ses habitants.
« Ce sont des grosses balles. » Hanté par le bruit des coups de feu de la veille, cet habitant de l’immeuble du 19, cheminement de Goya à Bellefontaine, est encore traumatisé. C’est là, deux étages en dessous de son appartement, qu’un jeune homme a été abattu vers 23 heures. « Mes enfants ne sont pas allés à l’école, ils n’ont pas pu dormir, » regrette-t-il. Comme la plupart des habitants du quartier, il souhaite rester anonyme par peur de représailles.
Ce quartier, inclus dans l’ensemble du Grand Mirail aux 8 000 habitants, gangrené par le trafic de drogue, se réveille une nouvelle fois groggy. « On est choqués, choqués ! » pleure une habitante du troisième étage, qui a assisté à la scène filmée par un des résidents. « Ce n’est pas possible de vivre comme ça, » confie-t-elle.
Des impacts de balle visibles sur la porte d’entrée vitrée et sur des plaques de fer témoignent de la violence de ce qui se dessine comme un règlement de comptes sur fond de trafic de drogue. Trente-sept douilles ont été retrouvées au sol, correspondant à deux calibres différents. Un technicien, muni d’un masque et de bidons, achève de nettoyer le sang dont on perçoit encore l’odeur. De l’eau coule jusqu’à l’aire de jeux, déserte ce mercredi matin.
Les habitants décrivent les tirs qui déchirent leurs nuits. « Au moins une fois par semaine ou tous les quinze jours, c’est sans arrêt, » reprend un autre résident. « Mes enfants ne peuvent pas jouer dehors, c’est trop dangereux. » Un employé du centre culturel Alban Minville évoque également la peur de se prendre une balle perdue. À 11h30, les parents se pressent devant les écoles primaires et maternelles situées à moins de 500 mètres du lieu du crime, inquiets pour la sécurité de leurs enfants.
« La situation devient plus qu’urgente, » réagit le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc. Une enquête pour meurtre en bande organisée a été confiée à la Direction contre le crime organisé. Si le lien avec le trafic de stupéfiants se confirmait, il s’agirait du quatrième règlement de comptes mortel à Toulouse depuis le début de l’année. Les habitants de Bellefontaine redoutent que le prochain ne se passe à nouveau en bas de chez eux.
Source : France 3 Régions

