Virus du Nil occidental : faut-il s’inquiéter de la hausse des cas cette année ?
Le virus West Nile circule davantage en Occitanie cette année, avec seize cas recensés depuis le début de la surveillance. Ce chiffre est « nettement » supérieur à celui de l’an dernier, selon Jacques Izopet, chef du service de virologie du CHU de Toulouse. Au total, 92 cas autochtones ont été identifiés au niveau national par Santé publique France au 14 septembre.
Le virus West Nile est surveillé chaque année en France, tout comme d’autres arbovirus tels que la dengue, le chikungunya ou le Zika. La surveillance débute chaque année le 1er mai et se poursuit jusqu’au 30 novembre. Tous les cas détectés sont signalés afin de suivre la circulation du virus et d’adapter les mes de prévention si nécessaire.
La transmission du West Nile à l’être humain se fait par la piqûre de moustiques du genre Culex, qui piquent principalement la nuit. Contrairement aux moustiques-tigres, qui appartiennent au groupe des Aedes et transmettent d’autres maladies, les Culex sont responsables de la propagation du virus West Nile.
Dans environ 80 % des cas, l’infection ne provoque aucun symptôme. Lorsque la maladie se manifeste, les premiers signes apparaissent généralement après trois à six jours d’incubation, avec une fièvre brutale pouvant s’accompagner de maux de tête, de douleurs musculaires et d’un gonflement des ganglions. Des symptômes supplémentaires comme des éruptions cutanées, des nausées et des douleurs abdominales peuvent également survenir.
À ce jour, il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre le West Nile pour l’être humain. La prise en charge consiste donc essentiellement à soulager les symptômes, notamment grâce au repos et à l’hydratation. Dans environ 1 % des infections, des complications neurologiques, telles que méningite ou encéphalite, peuvent survenir, nécessitant parfois une hospitalisation.
Face à cette hausse des cas, il est essentiel de rester vigilant, bien que la majorité des infections soient asymptomatiques et que des mes de surveillance soient en place.
Source : Santé publique France

