Date de publication sur le site SFMU : 11 mai 2026
Faits principaux
Un foyer épidémique de syndromes infectieux respiratoires graves a été détecté sur le navire de croisière MV HONDIUS, battant pavillon néerlandais, dans l’Atlantique sud. Ce navire transportait 147 passagers de 23 nationalités, et l’agent pathogène identifié est un hantavirus de la souche Andes (ANDV).
Contexte factuel
Le 2 mai, plusieurs cas graves et décès liés à ce hantavirus ont été signalés à bord du MV HONDIUS. Parmi les passagers, cinq ressortissants français ont été rapatriés le 10 mai. Une personne a présenté des symptômes durant le vol et a été hospitalisée avec un cas confirmé d’infection, tandis que les quatre autres, asymptomatiques, ont été placées en quarantaine. Les résultats de leurs tests PCR initiaux sont négatifs.
Données ou statistiques
Des opérations de contact tracing sont en cours pour identifier les passagers ayant voyagé sur plusieurs vols internationaux, notamment un vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg, ainsi qu’un vol entre Johannesburg et Amsterdam. Huit contacts ont été identifiés sur le premier vol et quatorze sur le second. Les personnes à haut risque sont sous surveillance active pendant 42 jours après leur exposition.
Conséquence directe
Actuellement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen pour la prévention des maladies (ECDC) estiment que le risque pour la santé humaine est faible pour la population générale, mais modéré pour les passagers du navire. À ce jour, un seul cas confirmé d’infection par le hantavirus Andes a été enregistré en France, sans circulation communautaire connue.
Pour toute question relative à la prise en charge de personnes susceptibles d’être concernées par cette situation, il est conseillé de contacter l’ARS de votre région.
