Changement de Constitution en RDC : le parti présidentiel dénonce « un coup de théâtre » de l’opposition
En République démocratique du Congo (RDC), le parti présidentiel a réagi vigoureusement aux accusations de l’opposition concernant la répression de sa marche du 12 juin, qui s’opposait à un projet de changement de la Constitution, alors que le président Félix Tshisekedi approche de la fin de son second mandat. La manifestation, organisée par la Coalition Article 64 (C64), regroupait plusieurs partis, dont ceux de Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Matata Ponyo.
Lors d’une réunion politique le 14 juin au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, leader du parti présidentiel, a accusé l’opposition de diffamer le gouvernement en mentant sur les bless et les circonstances de la dispersion de la manifestation pour nuire à la réputation du régime.
Le 12 juin, la C64 avait prévu un sit-in devant le siège du Parlement, mais les autorités ont interdit cette action à cet endroit, jugé « inviolable », entraînant une intervention des forces de l’ordre. Dans un communiqué publié le 13 juin, le gouvernement a condamné les incidents, tout en affirmant son engagement envers les libertés publiques.
Kabuya a également affirmé que l’opposition avait des intentions malveillantes, en insinuant qu’elle avait cherché à créer le chaos, et a remis en question la véracité des bless rapportées par les manifestants. « S’il y a eu un mort, qu’ils le prouvent », a-t-il déclaré, défiant l’opposition de fournir des preuves.
Cette escalade des tensions entre le gouvernement et l’opposition souligne un climat politique déjà tendu à l’approche des élections, alors que la question d’une modification constitutionnelle soulève des inquiétudes quant à la stabilité démocratique en RDC.
Source : RFI