À Nice, le retour des paquebots de croisière divise habitants et commerçants
Le retour des paquebots de croisière sur la Côte d’Azur, à Nice, suscite des réactions contrastées. Le nouveau maire, Éric Ciotti, a mis fin aux restrictions imposées durant la pandémie, permettant ainsi aux géants des mers de revenir dans la région. Si les élus vantent les retombées économiques de cette décision, de nombreux habitants expriment leurs préoccupations face à l’afflux massif de touristes.
Le vendredi 12 juin, le Norwegian Epic, un paquebot de 330 mètres de long, a accosté à Villefranche-sur-Mer avec plus de 4 000 croisiéristes à son bord. À chaque arrivée, un marché s’installe pour accueillir les visiteurs. Des commerçants, comme Olivier Senia, gérant de la brasserie « Lou Bantry », notent une augmentation de 30 % de leur chiffre d’affaires lors des escales de croisières.
Cependant, cette affluence n’est pas du goût de tous. Des habitants se plaignent de la pollution et du bruit générés par ces navires. Une résidente déclare : « Quand je les vois, je dis : ‘Oh là là !’. C’est un immeuble sur la mer. » Un autre habitant souligne qu’il y a trop de touristes dans son quartier.
Pour répondre à ces inquiétudes, un arrêté préfectoral a été instauré, limitant le nombre de croisiéristes à 3 000 par jour d’ici 2028. Loïc Roux, directeur d’une société de navettes, reconnaît que cette me est nécessaire pour atténuer l’impact du surtourisme.
Des opposants critiquent toutefois le manque de restrictions, évoquant l’impact écologique des croisières. Un seul paquebot émet en moyenne 20 000 tonnes de CO2 par an, l’équivalent des émissions annuelles de 10 000 voitures.
Cette situation met en lumière les tensions entre les bénéfices économiques et les préoccupations environnementales, alors que la Côte d’Azur tente de concilier développement touristique et qualité de vie des habitants.
Source : Franceinfo
