UVSQ-SAT NG : Un laboratoire du New Space académique à la française
Le projet UVSQ-SAT NG, lancé en mars 2025, représente une avancée significative dans le domaine des satellites de petite taille, intégrant des technologies innovantes pour l’observation de la Terre. Ce nanosatellite de nouvelle génération, qui s’inscrit dans un format 6U, est le fruit de collaborations entre l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et d’autres établissements académiques.
Dès 2013, des travaux initiaux avec des étudiants de l’École polytechnique ont posé les bases du concept SERB (Solar Irradiance and Earth Radiation Budget), suivi par le projet européen ARM-SAT en 2015, qui a exploré l’utilisation de petits satellites pour l’observation atmosphérique. Ces missions ont permis d’améliorer progressivement les compétences en matière de systèmes spatiaux, notamment en communications et en contrôle de pointage.
UVSQ-SAT NG, qui me 111,3 × 36,6 × 38,8 cm pour un poids d’environ 10 kilos, est positionné sur une orbite basse à environ 600 kilomètres d’altitude. Il est équipé de capteurs radiatifs à large bande, d’un spectromètre proche infrarouge et d’une caméra haute définition, la NanoCam, qui offre une résolution spatiale inférieure à 30 m par pixel.
Ce projet s’inscrit dans une démarche de « New Space académique », permettant une maîtrise complète de la chaîne scientifique et technologique, allant de la conception à l’exploitation des données en orbite. Des étudiants de divers établissements participent au développement et à l’exploitation du satellite, contribuant ainsi à la formation dans des domaines variés tels que l’optique, l’électronique et la modélisation atmosphérique.
UVSQ-SAT NG a pour objectif de valider de nouveaux instruments et méthodes d’observation, tout en prolongeant les travaux sur le bilan radiatif terrestre. En un an d’opération, il a réalisé plus de 5 400 orbites et parcouru près de 240 millions de kilomètres.
L’ambition future est de concevoir des instruments miniaturisés pour des systèmes comportant plusieurs nanosatellites, ce qui pourrait accroître la fréquence des observations et améliorer la compréhension des phénomènes environnementaux et climatiques.
Source : UVSQ, Laboratoire Latmos.

