La cohue devant les Crous pour profiter des repas à 1 euro
Depuis mai dernier, les repas à 1 euro sont accessibles aux étudiants sans condition de ressources, touchant près de trois millions de jeunes. Cette initiative, bien que bénéfique, connaît un succès inattendu, entraînant des files d’attente considérables dans les restaurants universitaires à l’heure du déjeuner.
En cette période de rentrée universitaire, les étudiants font face à de longues attentes devant les Crous. À Nanterre, par exemple, le prix du repas a chuté de plus de 3 euros à 1 euro. Un étudiant en géographie a déclaré : « Cela permet d’économiser environ 2 euros par repas, soit une dizaine d’euros par semaine, et près de 40 euros par mois. C’est un caddie de courses en plus pour un étudiant, donc ça ne paraît rien mais c’est essentiel. »
Près de 60 % des étudiants signalent avoir rencontré des difficultés financières pour s’alimenter. Les repas à 1 euro, comprenant entrée, plat et dessert, sont jugés équilibrés. Une étudiante a partagé son enthousiasme : « J’ai du riz, des betteraves, des carottes, de la salade, des haricots rouges et une tarte au citron pour 1 euro. C’est quand même bien. »
Sur le campus de Caen, la fréquentation du restaurant a augmenté de près de 35 %. Les files d’attente commencent dès 10h30. Un étudiant a expliqué : « Plus on attend, plus il y aura de monde et plus ça sera long. Donc forcément, on se dépêche tous pour aller manger. »
Cependant, cette affluence pose des problèmes d’approvisionnement. Christine Le Noan, directrice du Crous Normandie, a exprimé ses inquiétudes : « Nous avons eu des difficultés d’approvisionnement au niveau des yaourts aux fruits, du poulet, des œufs. Vous commandez 3 000 œufs, et on vous en livre 800. »
Les organisations étudiantes et les Crous s’inquiètent également du financement de cette me, qui devrait coûter 116 millions d’euros par an, alors que le budget prévu par le gouvernement semble insuffisant.
Source : Franceinfo

