Le gang Bishnoi revendique 5000 membres au Canada
CBC News a révélé qu’une lettre envoyée l’année dernière par le gang de Lawrence Bishnoi au « ministre de la Défense, à l’armée et à la police » affirme que l’organisation criminelle compterait 5000 membres sur le sol canadien et disposerait de « plus de pistolets » que les forces de l’ordre.
La lettre, adressée au Service de police d’Abbotsford en Colombie-Britannique, est signée par « le gang de Lawrence, de l’Inde » et a été obtenue à la suite d’une demande d’accès à l’information. Dans ce document, le gang met en garde les autorités en déclarant : « Nous vous donnons un avertissement et un défi par écrit. Nous sommes un gang indien le Canada n’a pas le courage de nous arrêter, est-ce clair – nous allons régner sur le CANADA maintenant et personne ne peut nous arrêter, car nous sommes très puissants ».
Yvon Dandurand, professeur émérite en criminologie à l’Université de la Vallée du Fraser, a exprimé des doutes quant à la véracité de la lettre, la qualifiant de « très suspecte ». Il s’interroge sur le choix d’adresser cette lettre à la police d’Abbotsford, notant que le ton et le contenu semblent « puérils et ignorants ».
Contexte de l’enracinement du gang
La lettre fait partie d’une série de documents examinés par des enquêteurs de plusieurs agences, révélant que les forces de police ont perturbé le fonctionnement d’une cellule suspectée d’être impliquée dans des extorsions au Canada. Des allégations ont été portées contre deux hommes d’une vingtaine d’années, identifiés par l’Agence des services frontaliers du Canada, qui seraient liés à un réseau basé à Edmonton, impliqué dans des menaces et des fusillades en Alberta, Ontario et Colombie-Britannique.
Lawrence Bishnoi, actuellement emprisonné en Inde, aurait réussi à établir une organisation criminelle internationale, s’appuyant au Canada sur Goldy Brar, son lieutenant. Cependant, des documents indiquent qu’ils sont devenus rivaux l’année dernière.
Demandes de rançon et menaces
Les documents révèlent également des cas de demandes de rançon, notamment une instance où un homme se présentant comme Goldy Dhillon aurait exigé plusieurs millions de dollars d’un propriétaire d’entreprise. Les demandes de rançon se font parfois via WhatsApp, où des menaces explicites sont émises, indiquant une volonté d’intimidation sérieuse.
D’après une enquête de CBC News, ces révélations soulignent la nécessité pour les autorités canadiennes de prendre des mes contre l’infiltration croissante de gangs internationaux sur leur territoire.
Source : CBC News

