Fermeture temporaire de la Maison de la terreur : un symbole du « combat culturel » d’Orban en question
Le 15 septembre 2026, la Maison de la terreur, musée emblématique de Budapest consacré aux régimes fasciste et communiste en Hongrie, a été fermée temporairement par le ministre de la Culture, Zoltan Tarr. Cette décision fait suite à la dissolution et à la nationalisation de la fondation gérant le musée, ainsi qu’au limogeage de Maria Schmidt, historienne et proche conseillère du Premier ministre Viktor Orban.
Inaugurée le 24 février 2002, la Maison de la terreur est située dans l’ancien siège du parti pronazi des Croix fléchées, devenu le quartier général de la police politique communiste. Ce lieu de mémoire a suscité des critiques en raison de sa représentation jugée minimaliste des exactions de ce parti.
Zoltan Tarr a annoncé que le musée resterait fermé « jusqu’à la fin de l’examen du contenu », précisant qu’il rouvrira le 22 septembre, offrant l’accès gratuit pendant une semaine. Le ministre a souligné que l’objectif est de « présenter une image authentique des moments les plus sombres de notre histoire moderne ».
Parallèlement, le polémiste Zsolt Bayer et plusieurs partisans d’Orban prévoient d’organiser une manifestation le 20 septembre pour défendre ce qu’ils considèrent comme une partie essentielle du passé hongrois et de l’identité nationale.
Cette fermeture soulève des questions sur la gestion de la mémoire historique en Hongrie et sur le rôle du gouvernement dans la présentation des événements passés.
Source : 24.hu, Blikk
