Guterres appelle à la vigilance face aux crises mondiales
New York, 16 septembre 2026 – Lors d’une conférence de presse tenue mercredi, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné l’importance de maintenir l’engagement des États envers les principes de la Charte des Nations Unies. Il a déclaré : « L’ONU n’est pas seulement une plateforme, c’est une promesse. »
Guterres a mis en avant la désescalade des tensions au Moyen-Orient comme étant sa priorité principale. Il a insisté sur le fait que « la désescalade doit être la priorité numéro un, numéro deux et numéro trois », exhortant toutes les parties à mettre fin aux actions menaçant la sécurité des civils et à garantir un accès humanitaire.
Conflits en cours
Le Secrétaire général a également abordé la situation à Gaza et en Ukraine. Concernant le Moyen-Orient, il a exprimé sa préoccupation face à la souffrance persistante du peuple palestinien, tant à Gaza qu’en Cisjordanie. Il a affirmé que le plan de paix pour Gaza devait être « pleinement mis en œuvre » et a appelé à mettre un terme à « l’annexion rampante » de la Cisjordanie, soulignant qu’« il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient sans la réalisation de la solution à deux États ».
En ce qui concerne l’Ukraine, Guterres a demandé un cessez-le-feu immédiat, qu’il considère comme la première étape vers une paix « juste, durable et globale », conforme aux résolutions de l’ONU.
L’enjeu de l’intelligence artificielle
Guterres a également attiré l’attention sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle (IA), soulignant son potentiel pour le développement durable, l’éducation, les systèmes de santé et la résilience climatique. Cependant, il a averti que le développement de l’IA progresse plus rapidement que notre capacité à comprendre ses risques.
Il a insisté sur la nécessité pour les gouvernements d’assumer leurs responsabilités face à ces défis, déclarant que « l’IA ne s’arrête pas aux frontières – et ses risques non plus ». Selon lui, des pauses volontaires et isolées ne suffisent pas, et il est crucial d’établir une coopération internationale pour garantir que l’IA soit « sûre, transparente et responsable », tout en plaçant la dignité humaine au centre des préoccupations.
À l’approche de la semaine de haut niveau de l’ONU, Guterres a placé la coopération internationale au cœur de son message, face à trois menaces existentielles : « une intelligence artificielle hors de contrôle, la crise climatique et l’aggravation intolérable des inégalités ».
Source : Nations Unies

