Finissons-en avec la mascarade du baccalauréat
Le ministre de l’Éducation nationale a récemment annoncé des changements significatifs concernant le baccalauréat. Dans une note de service datée du 26 mars, il a stipulé qu’aucun point de jury ne serait attribué aux candidats obtenant une moyenne inférieure à 8/20. De plus, en mai, il a précisé que des directives seraient données aux correcteurs pour renforcer les sanctions contre les fautes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire lors des épreuves écrites.
Contexte factuel
Cette décision soulève des interrogations sur la volonté des pouvoirs publics de rehausser le niveau de cet examen, qui sert d’entrée dans l’enseignement supérieur. Les chiffres montrent une situation préoccupante : pour le baccalauréat général, 96,4 % des candidats ont été admis lors de la session 2025, un chiffre nettement supérieur à la moyenne de 93,7 % des dix dernières années (source : ministère de l’Éducation, Note d’Information n° 24.29, juillet 2025).
Données ou statistiques
Parallèlement, le taux d’échec à l’université est alarmant. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, seulement 30 % des étudiants inscrits en première année (L1) en 2020 ont obtenu leur Licence (L3) en 2023 (source : SIES, Note flash n° 30, novembre 2024). Cette réalité soulève des questions sur la pertinence de cet examen, dont le coût est estimé à 1,5 milliard d’euros et qui réduit le temps de scolarité des lycéens de trois semaines.
Conséquence directe
La baisse du niveau d’exigence du baccalauréat et le taux élevé d’échec à l’université mettent en lumière une contradiction dans les politiques éducatives françaises, qui visent à démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur sans garantir une réelle équité en matière de réussite académique.
Source : La Croix
