Future LGV Bordeaux-Toulouse : la ligne Auch-Agen prise en compte pour la fréquence des TGV
Le comité de suivi de la gare TGV d’Agen s’est réuni le 16 septembre pour présenter le calendrier des travaux de la future LGV Bordeaux-Toulouse. Les travaux débuteront en 2030, avec une mise en service prévue pour 2034. La SNCF prévoit d’augmenter la desserte à Agen avec un minimum de vingt arrêts quotidiens, doublant ainsi la fréquence actuelle. Cette estimation prend en compte les voies de rabattement, y compris la ligne Auch-Agen.
Lors de cette réunion dans le Lot-et-Garonne, des représentants de SNCF Réseaux, de la GPSO et environ cinquante élus locaux ont discuté des prochaines étapes du chantier. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 4 mai le déblocage d’une première enveloppe de 410 millions d’euros, suivie d’une seconde du même montant d’ici fin 2026. Au total, 2 milliards d’euros seront investis dans la LGV Bordeaux-Toulouse, principalement pour les infrastructures des gares.
Le calendrier des travaux a été détaillé : les autorisations environnementales seront obtenues en 2026, suivies par un diagnostic archéologique en 2027. Les contrats de conception et de réalisation seront attribués en 2028, et les études de concertation sur le tracé auront lieu en 2029. Les premiers travaux devraient commencer en 2030, pour une finalisation prévue vers 2034.
SNCF Réseaux a indiqué que l’estimation de 20 arrêts par jour à Agen est basée sur des calculs intégrant les routes et voies de rabattement, comme la ligne Auch-Agen. Les élus locaux ont souligné l’importance d’améliorer l’accès à la gare pour asr le succès du projet.
Raymond Vall, président du Club TGV Gare d’Agen, a exprimé des préoccupations concernant l’engagement de la SNCF à améliorer les infrastructures ferroviaires en parallèle des travaux routiers. Il a également mentionné qu’un pont métallique pourrait être construit pour relier les trains de rabattement à la gare TGV.
Un fonds de solidarité de 56 millions d’euros est également prévu pour financer les travaux de débroussaillage de la ligne en Lot-et-Garonne, ce qui pourrait réduire les coûts de remise en état. Vall est convaincu que le projet de la LGV Bordeaux-Toulouse est désormais irréversible.
Source : La Dépêche du Midi

