L’Australie cherche à renforcer ses relations commerciales avec l’Union européenne.

Après le Canada, c’est au tour de l’Australie de vouloir se rapprocher de l’UE

L’Australie envisage un rapprochement avec l’Union européenne

L’Australie pourrait-elle rejoindre l’Union européenne (UE) ? C’est la question soulevée par The Sydney Morning Herald (SMH), alors que cette thématique est également d’actualité pour le Canada. Mercredi matin à Strasbourg, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a proposé au Canada de devenir un « membre associé » de l’UE, une annonce à laquelle a assisté le Premier ministre canadien, Mark Carney, qui s’exprimera demain devant le Parlement européen.

Le contexte de cette réflexion s’inscrit dans un retour sur les relations commerciales affectées par les politiques protectionnistes. Lors de la présidence de Donald Trump, l’économiste Warwick McKibbin avait souligné que, malgré des dommages économiques, la situation ne serait pas catastrophique, car les États-Unis ne représentent que 15 % du commerce mondial, laissant 85 % se réorganiser autour de nouvelles alliances.

Un premier traité de libre-échange

Cette dynamique s’est matérialisée avec le Canada, qui, face à des tensions commerciales avec les États-Unis, s’est rapproché de l’Europe. Mark Carney est décrit par le SMH comme celui qui « bâtit pour le Canada un avenir postaméricain ».

L’Australie, pour sa part, se montre également intéressée par un rapprochement avec l’UE. Don Farrell, ministre du Commerce australien, a déclaré au SMH : « Nous partageons la même vision. Nous suivrons avec grand intérêt les initiatives de Carney. » Il a exprimé une ouverture à de nouveaux accords avec l’UE, affirmant que « la prospérité australienne des cinquante dernières années repose entièrement sur notre ouverture sur le monde ».

Dans cette optique, l’Australie et l’UE ont signé un accord de libre-échange fin mars, après huit ans de négociations. Cet accord, bien que récent et non encore ratifié, marque une étape importante dans la volonté de l’Australie de diversifier ses échanges et de réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. Toutefois, avant de pouvoir envisager de nouveaux accords, l’Australie devra d’abord mettre en œuvre celui conclu en mars, ce qui pourrait signifier que le statut de « membre associé » à l’UE, proposé au Canada, reste encore éloigné pour l’Australie.

Source : The Sydney Morning Herald

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